Présentation de la Société Publique Locale Bois Energie Renouvelable aux Assises Européennes de la Transition Energétique

La nouvelle chaufferie bois de Locmiquélic (Carole Senegas – L’Atelier Architecte), réalisée par la ville de Locmiquélic et exploitée par la SPL. (Photo Jean Guy Bengloan)

La ville de Lorient a présenté le 22 janvier la Société Publique Locale Bois Energie Renouvelable aux Assises Européennes de la Transition Energétique.

La présentation projetée à cette occasion est disponible en cliquant sur ce lien. 

Concrètement, comment cette société fonctionne-t-elle?

La SPL est constituée de 18 actionnaires: Ville de Lorient (actionnaire majoritaire), Lorient Agglomération, Quimperlé Communauté, Lanester, Plouay, Hennebont, Locmiquélic, Ploemeur, Bubry, Inguiniel, Riec sur Bélon, Quéven, Inzinzac Lochrist, Languidic, Port Louis, Bannalec, Arzano, Guilligomarc’h.

Les agents de la SPL sont des fonctionnaires territoriaux de la ville de lorient, mis à disposition.

La SPL a les missions suivantes, inscrites dans ses statuts: 

–>  La société participe à la structuration de la filière bois locale sur le territoire de ses Actionnaires.
Pour ce faire, elle met en oeuvre des actions permettant la gestion durable des ressources en bois et elle organise le débouché de la production, notamment via les filières de production d’énergie.

–>  La société produit et commercialise des énergies renouvelables chaleur et/ou électrique, notamment en matière de distribution publique d’énergies de réseau, tel que, de manière non limitative, le bois-énergie, et/ou la biomasse.

–> A ce titre, la société réalise et/ou gère des dispositifs de production d’énergie.

–> La société participe à tout type de soutien aux actions de suivi des consommations, d’assistance à la gestion de l’énergie et des fluides, de maîtrise de la demande d’énergie, de développement des énergies renouvelables et d’économie circulaire, de nature à lutter contre le réchauffement climatique et l’augmentation des gaz à effet de serre et/ou s’adapter aux changements climatiques.

La SPL est une structure particulière: il s’agit d’une société privée, détenue à 100% par des collectivités locales. Elle bénéficie à ce titre de l’exception in house: les collectivités actionnaires peuvent travailler avec cette société sans mise en concurrence, comme si la société était incluse dans les services des actionnaires. Cela permet d’une part de faire porter des financements lourds, mais qui se remboursent sur de longues durées, par la SPL et non par les budgets des collectivités, et également de mutualiser la fourniture et l’exploitation de la ressource bois, avec une grande maîtrise qui permet de valoriser le territoire, les paysages et bien évidemment le capital de biodiversité des actionnaires ainsi que de développer localement l’emploi. 

La SPL permet à ses actionnaires d’avoir une vision très précise sur les vrais coputs de chaleur. Elle n’a pas vocation à capitaliser des bénéfices pour les reverser à ses actionnaires, mais à développer localement les territoires. 

Ainsi, il s’agit d’un outil au service des filières bois, de la transition énergétique, et des habitants des communes actionnaires. 

 

Etude d’implantation d’éolien urbain pour la ville de Lorient

L’électricité a changé la vie de l’humanité, pour la plupart d’entre nous elle est devenue indispensable à notre vie quotidienne. Lorsque l’on est né avec un interrupteur dans la main,  cette énergie invisible peut sembler infinie et sans conséquence… pourtant les impacts de notre consommation énergétique ne sont pas négligeables : les pollutions industrielles, l’épuisement des ressources, le réchauffement climatique et les catastrophes nucléaires nous rappellent à l’ordre.

Le développement des énergies renouvelables est une des solutions pour limiter notre impact sur l’environnement. Ces énergies peuvent être l’énergie solaire, l’hydroélectricité, l’éolien, la biomasse, la géothermie, etc.… Ce sont des énergies flux inépuisables par rapport aux “énergies stock” tirées des gisements (charbon, gaz, pétrole, uranium).

La transition est déjà en marche, l’union européenne s’est fixée l’objectif de satisfaire 20% de sa consommation finale d’énergie par les énergies renouvelables à l’horizon 2020. Mais au delà de la production en masse d’énergie verte, la transition énergétique repose également sur une meilleure maîtrise des consommations et des réseaux de distribution. Par exemple, le scénario Négawatt propose de rapprocher le producteur et le consommateur et de gérer l’énergie via un réseau intelligent.

Au cours de l’été 2015, Morgane Kerdraon, étudiante en Licence Sciences Appliquées, Ecologie et Société de l’Université Bretagne Sud, a réalisé en stage dont le point de départ a été une interpellation au sujet d’une technologie nouvelle : l’arbre à vent, arbre métallique permettant la production d’électricité en milieu urbain. Cet intérêt a finalement débouché sur un stage au sein du service environnement de la mairie de Lorient concentré sur les possibilités d’implantation d’éolien urbain à Lorient.

Ce rapport présente d’abord les spécificités d’un projet de petit éolien, ainsi que ses conditions de réussite en milieu urbain, en intégrant les retours d’expériences des utilisateurs. Il aborde ensuite les possibilités d’implantation sur un site existant ou un site isolé, puis les possibilités d’intégration à long terme dans un projet d’aménagement de la ville. Enfin, sont également  évoquées les éoliennes mécaniques.

Le rapport:


 

Les annexes du rapport:



Les chaudières bois dans nos bâtiments communaux: solidarité, créativité et énergie renouvelable

Depuis 2001, Lorient montre l’exemple des énergies renouvelables. Le Grand Théâtre mais aussi la piscine, la mairie et une tribune du stade du Moustoir sont chauffés grâce à des chaudières à bois.

 Un choix important qui prouve l’efficacité de la biomasse comme alternative aux énergies fossiles. La ville va encore plus loin encore en alimentant les chaudières sans abattre un seul arbre !   Le volume de 1200 tonnes de plaquettes de bois, nécessaires chaque année, est constitué par le bois de rebuts, issu des élagages, de l’entretien de talus ou de l’éclaircissage des forêts. Une fois passé au broyeur, ce bois est transformé en plaquettes de chauffage. 

Les professionnels des chantiers situés dans des collectivités territoriales voisines sont en relation avec la Ville de Lorient, pour lui confier leur bois. La municipalité de Lorient est également en contact avec les agriculteurs. En leur rachetant le bois d’entretien des talus, elle les débarrasse, leur assure un complément de revenus et alimente ses chaudières sans toucher à un arbre ! Ainsi, 70% du bois de chauffage employé provient de l’élagage. Cette filière, mise en place à partir du milieu des années 2000,  est aujourd’hui une référence au niveau national.

 

Les avantages du bois

Les installations de chaudières bois sont un axe du plan d’action pour lutter contre le réchauffement climatique:
– maîtrise de l’énergie
– substitution des énergies fossiles par des énergies renouvelables :
● Bois énergie
● Solaire thermique
● Solaire photovoltaïque…

 

Le développement de la filière bois énergie locale permet de :
– Utiliser des ressources locales, ce qui limite les transports,
– Générer une activité économique,
– Garder la maîtrise des coûts.

 

Le plan bois énergie Bretagne, le bilan 2007 – 2013 montre au niveau de la région, une satisfaction globale (89% satisfaits ou assez satisfaits) de l’utilisation du bois-énergie en plaquettes ou granulés :
Les points forts sont: énergie économique, énergie renouvelable, technologie fiable, chaleur bien diffusée et confortable .
Les points faibles : Chronophage, coût de maintenance élevé, combustible contraignant (40% des problèmes = bourrage)

Consciente de l’intérêt économique, et de la plus-value sociale et environnementale des énergies renouvelables, la collectivité Ville de Lorient s’est dotée de chaudières à bois dès 2000, avec l’installation d’une première chaudière à bois déchiqueté aux serres de Kerdroual, puis en 2003 au Moustoir.

Suite à l’étude du gisement local, la ville a développé une filière basée sur la valorisation du bois d’élagage à l’échelle du pays lorientais qui permet de satisfaire 20% des besoins en chaleur de ses équipements. Cette filière a été mise en place à partir du milieu des années 2000 et est aujourd’hui une référence au niveau national.
 

Localisation des installations

 Dates de mise en service et puissances installées:

Site mise en service puissances Combustible
Serres deKerdroual 2000 220 kW Bois déchiqueté
Moustoir 2003 2×750 Bois déchiqueté
ECS Keryado 2008 70 kW Granulés
Bois Bissonnet 2011 200 kW Mixte
Crèche Bouvet 2012 110 kW Mixte
Chevassu 2013 35 kW Granulés
GS du Poulorio 2014 2×58 kW Granulés

 

 

Situation géographique

Chaufferie Serres de Kerdroual

Une chaufferie, fonctionnant au bois déchiqueté, est installées aux serres municipales de Lorient:
– Puissance: 220 kW
– Production: 300 MWh

 

Chaufferie du Moustoir

 

 

Chaufferie de l’ensemble culturel et sportif de Keryado

Chaufferie fonctionnant au bois déchiqueté:
– Puissance: 65 kW
– Production: 75 kWh

 

Chaufferie Bois Bissonnet

L’exécution de la chaufferie à été réalisée dans le cadre de la restructuration du groupe scolaire Bois Bissonnet . La production de chauffage est réalisée par une chaudière à bois déchiqueté afin de permettre le chauffage des salles de l’ensemble du bâtiment avec une chaudière gaz en appoint d’énergie.
Le projet étant orienté dans une démarche environnementale et de maîtrise de l’énergie cela permettra également de diminuer l’impact environnemental.

 

Chaufferie Crèche Bouvet

La Ville de Lorient a réalisé des économies d’énergie par l’installation d’une chaufferie au bois, pour un montant de 1.156.300 kWh cumac.

Les kWh cumac d’énergie finale économisée, ce sont les kWh économisés durant la durée de vie conventionnelle d’un équipement.
L’abréviation CUMAC provient de la contraction de « cumulé » et « actualisés » car le kWh est ramené à la durée de vie du produit et actualisé. L’actualisation consiste à accorder moins d’importance au kWh économisé dans le futur, ce qui permet de comparer des mesures qui font économiser beaucoup tout de suite et des mesures qui font économiser peu mais sur une longue durée.

Dans la pratique cela revient à imaginer ce qui aurait été consommé si les actions n’avaient pas été entreprises.

 

Chauffferie Chevassu

 

Chaufferie du GS du Poulorio

Les 2 chaudières (2x58kW) de l’école fonctionnent avec un combustible appelé granulé de bois ou pellet.
Le pellet est un granulé cylindrique fabriqué à partir de sciure de bois et de copeaux de rabotage compactés issus de l’industrie de transformation du bois.
Séchés, mis sous presse et coupés à la longueur souhaitée, les pellets restent compacts grâce à la lignine de bois contenue dans la matière première, sans adjonction d’agglomérant.
Le granulé bois est produit à base de résineux : douglas, sapins, épicéas
C’est un combustible à haut rendement ainsi qu’un moyen de chauffage parfaitement écologique (le CO2 rejeté dans l’atmosphère après combustion du granulé bois est entièrement réabsorbé par les arbres).
La densité des pellets est 1,5 à 2 fois supérieure à celle des bûches. Ils s’utilisent dans des chaudières fonctionnant comme chauffage central.

  

Perspectives

L’objectif est un développement du parc  communal de chaudières bois, dans le respect de :

           La structuration régionale de l’offre de bois permettant un approvisionnement fiable,

          contribuer au développement des initiatives locales et pratiquant un prélèvement raisonné de la ressource forestière et bocagère, sans risque de surexploitation.

           Maintenir la maîtrise des dépenses :

           Continuer la réduction des émissions de CO2 :

           Vers 50% d’énergies renouvelables en 2020 ?   

Le bois énergie représente d’ores et déjà environ 30% de la consommation de chauffage des bâtiments municipaux, avec 5GWh de production annuelle. Il ne représente que 12,5 % du budget de fonctionnement énergie.

Il est proposé de passer la production de chaleur à base de bois énergie à 6.5 GWh à horizon 2020 (soit une augmentation de 30% de la production de chaleur bois), à travers la mise en place de 5 à 6 nouvelles chaufferies bois.

Il s’agit d’un développement raisonnable de la production de chaleur via le bois énergie, qui permettra de poursuivre le développement de cette énergie sans en augmenter d’une façon trop importante les contraintes de gestion. Le développement de la filière bois mise en place par la Ville de Lorient vers des partenaires extérieurs (agglomération, acteurs publics, voire privés) fera l’objet d’investigations.

 


Annexe – Sites potentiels