Rapport DD 2017 – Axe 4

Les réalisations de l’année 2017

Avril

Avec l’opération « Jardinons notre ville », les habitants sont invités à participer au fleurissement de l’espace public. Préparez l’arrosoir, on vous offre les graines… Dans les villes, certains pieds de façades sont des petits recoins qui fourmillent d’imagination et d’inventivité. Pour embellir un mur ou une rue, les riverains déploient des trésors de créativité florale, pour leur plus grand plaisir… et celui des passants. Parfois, c’est tout simplement le hasard qui est à l’œuvre. En sortant, un beau matin, on fait alors connaissance avec un beau géranium sauvage, une valériane, une campanule. Trois espèces appartenant à la famille des adventices, des «  mauvaises herbes » dans le langage courant : des plantes rebelles, sauvages, qui poussent toutes seules, dans les fissures des trottoirs, sur les bordures, les caniveaux. On s’aperçoit aujourd’hui que ces plantes dites indésirables ne sont pas toujours « sales » mais au contraire souvent esthétiques. Avec un brin d’entretien et de créativité, elles mettent de la couleur dans nos quartiers et sont aussi sources de biodiversité en ville, et donc utiles à l’environnement. On redécouvre aussi, pour certaines, leurs propriétés médicinales ou gustatives… Embellissement Nulle obligation, donc, de couper tout ce qui dépasse pour maintenir le « bon état de propreté » des trottoirs imposé par la règlementation. Si l’arrachage des herbes rebelles est parfois nécessaire, on peut aussi cultiver, semer, voire planter devant chez soi. C’est dans cet esprit que la Ville de Lorient lance ce mois ci l’opération « Jardinons notre ville » : là où c’est possible, les habitants sont invités à végétaliser leur façade, leur trottoir, leur pas-de-porte. Pour que l’idée germe dans les esprits, des petits sachets de graines de production biologique (et locale) ont été préparés  : les Lorientais pourront, s’ils le souhaitent, en disposer gratuitement. Le sachet est composé d’une quinzaine d’espèces différentes. Cette action s’inscrit dans la suite logique de nombreuses initiatives liées à l’embellissement général de la ville  : les habitants sont encouragés depuis plusieurs années à fleurir leur trottoir, dans le respect des piétons, c’est-à-dire en tenant compte des espaces nécessaires aux déplacements confortables des usagers. Tout récemment, rue Jean Jaurès, les riverains étaient conviés à fleurir plusieurs pieds d’arbres, mis à disposition par la Ville. Dans les «  zones de rencontre  », enfin, qui se développent progressivement dans les quartiers, un principe de signalisation a été adopté : tous les nouveaux aménagements sont matérialisés par un marquage au sol et par un « totem » implanté sur la chaussée, accompagné de jardinières pouvant être entretenues par les riverains eux-mêmes, avec les plantations de leur choix. Convivialité Celles et ceux qui demanderont leur sachet de graines recevront le kit complet  : le sachet en lui-même, mais aussi des fiches pratiques : conseils de plantation (saisons, arrosage, paillage, engrais…) et d’entretien (taille, tuteurs…), explications sur le choix des plantes, espèces interdites, ou au contraire celles à privilégier. Lors de la mise en application sur le terrain, ils pourront aussi faire appel à leur propre créativité, et contribuer ainsi au développement de la nature en ville. Il suffit de prendre conscience qu’une rue ou qu’un trottoir n’est pas seulement un lieu de passage mais aussi un espace de convivialité. Le fleurissement des pieds de façades, c’est l’occasion d’échanger des conseils entre voisins, de se prêter des outils, de parler de la pluie (il en faudra un peu pour que ça pousse  !) et du beau temps. C’est un vecteur de « qualité de vie », au même titre que tous les aménagements mis en place pour apaiser et fluidifier la circulation, et améliorer le partage des voies entre les différents usagers (piétons, cyclistes, automobilistes…). On retrouve du plaisir à emprunter certaines rues. On se laisse surprendre par l’éclosion de nouvelles fleurs. On se découvre des talents de jardinier, et peut-être une passion. Le jardinage sera peut-être bientôt un passe-temps dont vous ne pourrez plus vous passer ! Plus qu’un simple hobby, c’est toute une philosophie qui prend corps, une « méditation à ciel ouvert » : en s’occupant de ses plantes, on prend le temps de souffler quelques instants… À savoir : les initiatives de fleurissement les plus réussies des habitants seront saluées par la Ville. Jardins Afin d’offrir à ceux qui vivent dans les logements collectifs la possibilité de jardiner, la Ville de Lorient a aménagé deux grand ensembles de jardins familiaux  : côté sud, à Kervénanec (116  parcelles rue Capitaine Marienne) et côté nord, dans les quartiers du Bois-du-Château (100  parcelles près des rives du Scorff), de Kerguillette (10  parcelles rue Sébastien Le Balp) et du Perroquet-Vert (8  parcelles rue Le Nadan). Les habitants motivés peuvent aussi demander l’autorisation de cultiver Olivier Le Lamer, adjoint au maire chargé de l’aménagement de l’espace public Allain Le Boudouil, adjoint chargé de la gestion de l’espace public de proximité ©Jean-Paul Lefebvre © Le Merdy 15 Avril 2017 / n°316 Lorient mag Dossier Nettoyage Les habitants des immeubles riverains des voies publiques doivent maintenir en état de propreté les trottoirs au droit de leur domicile et ce, en vertu de l’arrêté du 2 janvier 2007 portant sur le règlement de la voirie. Le nettoyage inclut balayage, lavage à l’eau claire, déneigement, enlèvement des déjections ou autres détritus… même s’ils ne sont pas de votre fait ! Désherbage Chaque riverain reste libre de couper, d’arracher ou d’entretenir les « mauvaises herbes ». Rappelons que l’usage des produits phytosanitaires est prohibé par arrêté préfectoral. Plusieurs possibilités existent : désherbage thermique, à la main, à la vapeur… Déjections canines Les arrêtés municipaux 1045 et 1046 du 7 décembre 2004 prévoient que les propriétaires qui ne respectent pas les consignes élémentaires de propreté (déjections laissées sur l’espace public par exemple) sont passibles d’une amende de première classe. Pour aider les maîtres, la Ville a installé de nombreux équipements (35 canisites, 60 distributeurs de sacs et pinces à crottes, 4 espaces détente). Ils sont bien répartis sur toute la ville et sont entretenus quotidiennement. Il n’y a aucune raison de ne pas les utiliser, c’est même une marque de respect vis-à-vis des autres utilisateurs de l’espace public… Propreté, que disent les règlements ? Jardinons notre ville Pour obtenir le kit de plantations offert par la Ville, contactez le 02 97 35 32 07 ou faites une demande par mail : proximite@mairie-lorient.fr. Un technicien prendra alors rendezvous avec vous et se rendra à votre domicile pour vous remettre le kit et vous faire signer la charte d’entretien qui l’accompagne. Renseignements : www.lorient.fr/jardinons-notre-ville Pratique une parcelle dans un jardin partagé : il en existe pour l’instant cinq à Lorient, à Frébault au pied des immeubles, au bout du mail du Faouëdic, rue Madeleine Desroseaux, derrière les immeubles de République, et à Kerguillette. On peut toutefois apprécier le cadre offert par un petit coin de verdure sans pour autant se sentir l’âme d’un jardinier. Balade dans le parc du Bois-duChâteau, pause lecture dans le parc Chevassu, moment détente dans le parc du Venzu… la ville compte au total 200 hectares d’espaces verts. Il suffit de revenir sur quelques amé- nagements paysagers récents pour mesurer l’importance du fleurissement dans la perception de l’espace public. Du côté de l’anse de Kermélo, 57 nouveaux arbres et 5 400 vivaces et graminées ont été plantés, représentant 2 650 m2  de plantations, et plus de 10 000 m2  de pelouse. Les nouvelles plantations marquent le caractère maritime du secteur  : c’est désormais une entrée de ville apaisante et agréable. Les amé- nagements liés au Triskell sont, également, autant d’occasions d’intensifier la présence de la nature en ville : au total, plus de 330 arbres supplémentaires dans nos rues, créant des continuités pour que s’épanouisse la biodiversité. À l’Enclos du port, une vingtaine de tilleuls à petites feuilles ornent désormais la place d’Armes. On pourrait ainsi multiplier les exemples. « L’amour est un bouquet de violettes  » dit la chanson, alors prenons-en de la graine, et tant qu’à faire… cultivons-en devant chez nous!

 

Mai

 

Développement durable : c’est dans notre nature

La semaine pour favoriser la biodiversité, du 13 au 23 mai, et la semaine du développement durable, du 30 mai au 5 juin, sont autant d’occasions pour (re)découvrir notre environnement. Voici quelques idées, et n’hésitez pas à consulter le programme complet pour dresser la liste de vos envies ! Un rucher à découvrir Protectrices, bienfaitrices, la ville offre l’hospitalité aux abeilles qui sont en péril dans les campagnes,meurtries par l’utilisation des pesticides et par la monoculture. Pour comprendre le rôle et le fonctionnement étonnant des abeilles, prenez place dans l’observatoire ! Savez-vous ce qu’est un « couvain » ? Une « cellule royale » ?Un « essaimage » ? Rendez-vous le 20 mai, au rucher de Chevassu, pour deux visites guidées de « l’observatoire de l’abeille ». Samedi 20/05 10h, 11h Parc Chevassu Une journée de sensibilisation Pour tout savoir sur la biodiversité, rendez-vous le 13 mai de 14h à 17h, sur le terrain annexe B du Moustoir. Le service Environnement de la Ville de Lorient y a convié de nombreuses associations : Bretagne Vivante, Cueillir, Apiville, LPO, Les Petits Débrouillards, Le Conservatoire de l’abeille noire de Groix, Eaux et rivières de Bretagne, Idées Détournées… Des institutions publiques, comme le Syndicat du bassin du Scorff ou Lorient Agglomération, seront également présentes. Au programme : des conseils, des bonnes pratiques, un troc graines/ plantes, des ateliers (compost, goût du miel, aliments bio…). Le tout accompagné de quelques notes de musique, avec des musiciens présents sur place ! Samedi 13/05, de 14h à 17h Terrain annexe B du Moustoir Une balade en chansons Le parc Chevassu, c’est un magnifique jardin vallonné de 2 hectares et demi, traversé par un ruisseau qui alimente un petit plan d’eau. On peut y découvrir une belle collection de plantes (camélias, rhododendrons et fougères arborescentes…) d’arbres (arbres aux caramels, l’arbre aux mouchoirs…), et une canalisation d’eau en pierre datant de la Compagnie des Indes, ainsi qu’un enclos animalier. Une « balade chantée » est proposée dans le cadre de la semaine pour favoriser la biodiversité, avec les ateliers Kavout et le Conservatoire de Lorient. Mercredi 17/05, de 18h30 à 19h30 Parc Chevassu Des goélands à observer Le goéland argenté est une espèce protégée depuis 1962. Afin de concilier la présence naturelle de cet oiseau marin avec notre environnement urbain tout en limitant son épanouissement en ville où il occasionne des nuisances, des actions de régulation d’une part, et d’observation d’autre part, sont menées conjointement depuis plusieurs années. Sur le toit du bloc K3de Lorient La Base, un observatoire a été mis en place. Des visites guidées seront proposées par l’association Bretagne Vivante et le service Environnement de la Ville de Lorient. Dimanche 14/05, 10h et 11h Samedi 3/06 et Dimanche 4/06, 14h et 15h30 Lorient La Base Des produits bio à déguster Tous les mardis, entre 16h et 19h, le marché bio s’installe le long de l’avenue du Faouëdic. Une vingtaine de stands, produits laitiers, fruits et légumes, plantes, pain, crêpes et galettes… Ici, tous les commerçants sont certifiés bio ! L’entreprise d’insertion Optim’ism propose une animation découverte, avec dégustation de produits locaux, dans le cadre de la semaine du développement durable. Mardi 30 mai de 16h à 19h Marché bio, avenue du Faouëdic

 

Septembre

 

Filière bois:  le bois d’œuvre embellit la ville

Issus du bois produit par la Ville pour alimenter les chaufferies, les plus beaux troncs sont sélectionnés pour devenir du mobilier urbain. Bancs publics, abris vélo et même charpente : la Ville redécouvre d’anciens savoir-faire. C’est un élégant tronc de châtaignier aux courbes arrondies qui soutient le toit et la charpente de l’extension de la crèche parentale Salopette et Pâte à sel, à Kervénanec. Depuis le printemps, un charpentier, une quinzaine de parents, un stagiaire issu du service d’accueil de jour de l’association Sauvegarde 56, une architecte, le personnel de la crèche, des artisans et les agents des services techniques municipaux se relaient pour concrétiser leur audacieux projet  : la construction de ces 30m² supplémentaires. Découpe, écorçage à la main, assemblage en  queue d’aronde, tout le monde met la main à la pâte pour donner vie à ce nouveau bâtiment en ossature bois, conformément aux souhaits de la crèche parentale. Et c’est la Ville de Lorient qui fournit le bois nécessaire à la construction : elle a un bon stock de douglas et autres châtaigniers, les plus beaux troncs étant rassemblés et débités en planches aux serres de Kerdroual. Qualifié de «  bois d’œuvre  », ce bois de qualité est réutilisé pour construire des objets, du mobilier et maintenant des charpentes. Une nouvelle filière Le bois d’œuvre provient du bois de chauffage produit par la Ville : 6 000 m3  destinés à être déchiquetés pour alimenter les chaufferies du Moustoir, de l’école de Kerentrech ou encore de la Maison de l’Agglomération. Depuis 2004, quelques troncs échappent au broyage grâce à l’œil averti des agents techniques : trop beaux pour être brûlés, ils sont mis de côté en attendant d’être transformés. Après la charpente de l’extension de la crèche parentale, le bois d’œuvre ainsi récupéré se retrouvera dans les longs bancs filants, parc Jules Ferry, autour des grands pins du Péristyle, ou encore dans un abri vélos, à l’école Bisson. Toute une dimension culturelle et sociale est explorée. Destiné au broyage, ce bois qui ne serait pas réutilisable par des structures conventionnelles de construction bois (car un peu tordu ou imparfait), trouve ici un nouvel usage. C’est le moyen de valoriser les essences, de développer de nouveaux savoir-faire autour de techniques de charpente traditionnelle, mais aussi de mobiliser des parents, des usagers, autour de projets participatifs.

 

Octobre

 

Animations Le Jour de la Nuit

Le Jour de la Nuit vise à sensibiliser le public à la préservation de la nuit, de la biodiversité, du climat et de l’environnement. Rendez-vous samedi 14 octobre, l’après-midi et le soir, aux alentours du K3 à Lorient La Base.



Pour cette neuvième édition de l’événement national « Le Jour de la Nuit » programmée par la Ville de Lorient, les animations se déroulent à Lorient La Base, à l’intérieur et autour du K3. Dès l’après-midi, l’association Sterenn, partenaire de longue date, propose d’observer le soleil. « Nous amenons notamment un spectroscope, qui permet de décomposer la lumière du soleil, d’observer ses éruptions et ses spectres », annonce Yves Thouënon, membre de l’association. Bretagne Vivante invite quant à elle à venir observer les goélands de Lorient sur le toit du K3. Le rogramme mis en place à Lorient pour faire des économies d’énergie sur l’éclairage public, mais aussi pour développer de nouvelles ambiances lumineuses dans la ville, sera également présenté. « Le ciel de Lorient la nuit est de bien meilleure qualité aujourd’hui, note Yves Thouënon, notamment du fait de l’utilisation des leds, qui éclairent en dessous. » Le soir venu, place à l’observation des astres. L’occasion de faire connaissance avec Saturne et la grande galaxie d’Andromède ! La soirée se terminera en chantant, avec un café musical.