Rapport DD 2017 – Axe 1

Les actions de l’année 2017

Janvier

Le plein d’énergie

Juillet 2014 : une première borne de recharge est installée rue Léo Lagrange, à Bois-du-Château. Août 2015 : la loi relative à la transition énergétique et à la croissance verte est promulguée, avec de nombreuses mesures en faveur des transports « propres », parmi lesquels les véhicules électriques. Rouler sans polluer, une bonne nouvelle pour la qualité de l’air… et pour notre santé ! La Ville de Lorient décide donc de poursuivre le déploiement. Elle confie la mission au syndicat départemental Morbihan Énergies (autorité organisatrice du service public de distribution de l’énergie électrique dans le département), qui assure l’essentiel du financement des infrastructures avec la Région et l’État, la Ville contribuant à hauteur de 10 % par borne. Huit bornes sont d’ores et déjà installées (voir encadré), cinq sont en cours d’installation et elles se multiplieront jusqu’en 2017  : vingt-deux seront, au total, implantées sur le territoire lorientais d’ici à l’été prochain. Le mode d’emploi ? Il est détaillé sur le site web de Morbihan Energies (morbihan-energies. fr.). Plusieurs formules sont possibles : on peut choisir de s’abonner pour 18 € par an, ce qui permet d’avoir un tarif préférentiel pour la charge (1,90 € pour une heure et demie) et d’accéder à un ensemble de services comme la réservation, l’état des bornes, les alertes SMS… On peut également opter pour un accès ponctuel à la charge (2,40 € pour une heure et demie), pour un usage occasionnel, sans identification préalable. Le plein d’énergie offre une autonomie moyenne pour environ 140 km selon les modèles. Les bornes de recharge sont toujours situées à proximité de commerces, équipements publics ou zones d’activités : le temps de recharge du véhicule électrique offre en effet la possibilité de faire plusieurs choses en même temps. C’est une nouvelle philosophie du « plein » qui prend forme ! Comptez environ 45 minutes pour recharger 80 % des batteries : l’occasion de faire quelques courses, de boire un verre en terrasse ou de lire le dernier numéro du Lorient Mag…

 

Février

 

Pour vos trajets quotidiens , le vélo , l’essayer, c’est l’adopter !

Depuis le 1er février, la boutique Vélo An Oriant est installée dans de nouveaux locaux, boulevard Franchet d’Esperey. Mode de déplacement non polluant, convivial et bon pour la santé, la pratique du vélo a progressé de manière spectaculaire ces dernières années. En 2012, la Ville lançait son service Vélo : aujourd’hui, plus de 400 vélos équipés d’accessoires variés sont proposés en location. Depuis le 1er février, la boutique vous accueille au 2C bd Franchet d’Esperey… au plus près, donc, de la future gare et de son pôle d’échanges multimodal. Entre le train et le vélo, il n’y aura bientôt qu’un pas ! Direction la boutique pour choisir sa formule de location : journée, 3 jours, semaine, mois, trimestre ou année… Pour des besoins ponctuels (d’une durée inférieure à 24h), rappelons que des vélos sont également disponibles en libre-service 7j/7 et 24h/24 dans les stations Gare et Quai des Indes. La Ville propose également plusieurs abris pour stationner des vélos personnels ou loués. Bref, à chacun son vélo, à chacun sa formule, à chacun ses envies ! Découvrir autrement Les deux-roues au logo bleu turquoise font désormais partie du paysage lorientais. Le service Vélo participe régulièrement à des animations en ville : « Fête vos courses à vélo  » en avril, par exemple, en partenariat avec l’association des commerçants du centre-ville, ou encore la « Journée sans voiture » en septembre… Ces vélos sont aussi utilisés par les accompagnateurs lors des sorties avec les élèves, dans le cadre de l’« école du vélo » : rappelons en effet que des animations sont organisées toute l’année dans les écoles primaires, pour donner envie aux enfants de monter en selle. Pour faciliter et encourager la pratique du vélo, des aménagements cyclables sont, par ailleurs, systématiquement réalisés lors des travaux de voirie. Ils invitent à une redécouverte de la ville autrement et favorisent un partage équitable de l’espace public. Certaines entreprises louent des vélos à l’année pour leur personnel et la demande des particuliers en location à la journée est en augmentation. La moyenne mensuelle est de 2 500 journées de location, et pas uniquement par des touristes  : 37  % de ces locations servent aux déplacements domicile-travail. À ce propos, rappelons que la moitié du prix des titres d’abonnements souscrits par les salariés pour leurs déplacements domicile-travail accomplis au moyen de transports publics ou de services publics de location de vélos est pris en charge par l’employeur…

 

Environnement – Les éco-gestes qui sauvent

Pour atteindre l’objectif de 30 % de réduction des consommations d’énergie dans les équipements municipaux, une seule solution : adopter les « éco-gestes » au quotidien ! Une campagne de sensibilisation est lancée pour améliorer, encore, les comportements de chacun. Diviser par deux sa facture énergétique , p o u r q u o i pas ? Depuis 2010, l’école de Kermélo y travaille et elle n’est pas loin du compte, aujourd’hui. Consommation énergétique de l’équipement en 2009  : 80 MWh. Un travail de fond débute, qui porte vite ses fruits : les écoliers prennent conscience que certaines bonnes pratiques, mises en œuvre au quotidien, de simples petits ajustements, permettent de réduire sensiblement la facture et l’empreinte écologique. Aujourd’hui, la consommation du bâtiment scolaire est estimée à 45  MWh. Et ce n’est pas fini  : un petit compteur a fait son apparition, tout récemment, dans le préau de l’école  : il renseigne la production d’électricité des 60  panneaux photovoltaïques installés sur le toit, ainsi que les consommations énergétiques en temps réel. Un outil ludique et pédagogique qui devrait rapidement entraîner de nouvelles économies! Dans le même esprit, la Ville de Lorient lance ce mois-ci la campagne « écogestes ». Objectif  : réduire les consommations d’énergie dans les équipements publics, conformément à notre Plan climat énergie qui vise une réduction de 30  % sur la période 2013- 2020. Pour sensibiliser le grand public et favoriser les prises de conscience, même principe que pour l’école de Kermélo : on joue la transparence et on affiche le menu ! En l’occurrence, des affiches ont été installées en janvier dans les équipements municipaux . Pour chaque équipement, toutes les consommations enregistrées (électricité, gaz, bois…) en 2014  et 2015  sont mentionnées en kilowattheure (un kilowattheure, c’est la quantité d’électricité fournie en une heure pour une cafetière, par exemple, dont la puissance moyenne est de 1 000 watts). Les coûts correspondants sont également indiqués, et l’ensemble sera mis à jour chaque année. En 2015, la consommation des équipements et celle liée à l’éclairage public était de 32  595  070  kWh (pour une facture globale de 2,6 M€). Objectif pour 2020 : 25  000  000  kWh, pour une facture estimative de 2 M€ ! Les bons réflexes Objectif ambitieux, difficile, certes… mais pas impossible. Pour atteindre ce niveau de réduction, il faudra que tout le monde s’y mette. Les agents municipaux, bien sûr, sont en première ligne et sont les «  ambassadeurs  » des bonnes pratiques , au quotidien, dans leurs On distingue trois types de sources lumineuses : les lampes à incandescence, progressivement retirées de la vente, les lampes à décharge (lampes au sodium, tubes fluorescents, lampes fluocompactes, lampes à induction…) et les sources LED (diodes électroluminescentes) qui permettent à l’ampoule d’utiliser que 1W pour éclairer. Les critères d’un choix pertinent : l’économie d’énergie, bien sûr, mais aussi la puissance et l’intensité à déterminer en fonction de l’usage, la teneur en mercure ou la durée de vie, par exemple. Pour tout savoir sur les économies d’énergie et le confort dans votre logement, vous pouvez contacter l’espace info-habitat au 0 800 100 601. Lampes, un choix éclairé Optez pour des multiprises avec interrupteur, c’est plus pratique ! Avant la baignade, direction la douche pour préserver les filtres du centre aquatique.

Vous êtes sportif, parent d’élève, amateur de théâtre ou de longueurs au centre aquatique ? Vous venez applaudir le FCL , vous fréquentez les médiathèques ou le Conservatoire ? Pour le petit dernier, vous avez opté pour un mode de garde en multi-accueil ? Il y a tellement de façons d’être «  usager  » d’un équipement municipal… mais pour devenir éco-citoyen, il suffit d’être vigilant. Les affiches disposées dans les bâtiments sont désormais là pour vous le rappeler. En poussant la porte de votre gymnase, par exemple, posez-vous les bonnes questions : je trouve qu’il fait très chaud, est-ce normal  ? A-t-on vraiment besoin d’un éclairage aussi puissant ici  ? La chasse d’eau fonctionne mal et j’ai constaté une fuite, la mairie en est-elle informée ? Afin de faire remonter rapidement et facilement ces constats et toutes les autres sources de gaspillage susceptibles d’être rencontrées, un numéro dédié est mis en place : le 02 97 02 23 23.

Sobriété énergétique À Lorient, en matière de «  bonnes pratiques  », on ne part pas de zéro… bien au contraire. En matière d’isolation par exemple, la Ville mène depuis plusieurs années un travail de rénovation des menuiseries extérieures. U n e enveloppe budgétaire est allouée à l’amélioration de l’efficacité énergétique du patrimoine municipal. Mais certaines actions ne coûtent rien et rapportent beaucoup. L’optimisation du rinçage des filtres du centre aquatique du Moustoir a ainsi permis une économie d’environ 20 % des consommations d’énergie. Dépenses d’investissement  ? Zéro euro : six mois de recherche dans les sous-sols ont permis aux équipes de trouver les moyens d’organiser le rinçage en diminuant drastiquement la consommation d’eau chaude. Cette dynamique de réduction des consommations a ensuite été poursuivie avec l’isolation des sources de chaleur. Autre source d’économies  : l’éclairage public, qui représente actuellement près de 15  % de la consommation d’énergie de la Ville et 23  % de la facture énergétique totale. Les «  boules  » lumineuses, vétustes, très énergivores et peu efficaces, laissent peu à peu la place à du matériel moderne, piloté par des variateurs de tension. De plus en plus, les niveaux d ’ intensité s’adaptent selon les endroits et les moments, et on peut aussi, parfois, éteindre tout simplement la lumière. Sur la desserte portuaire, entre l’échangeur de Kerdual et le giratoire de la base de sous-marins, les 165  mâts d’éclairage n’étaient plus allumés depuis 2013 . Conséquences  : une biodiversité nocturne qui s’épanouit et des économies à hauteur de 30  000  € par an sur le poste «  Dépenses énergétiques », sans aucune incidence sur la sécurité. Les lampadaires ont donc été définitivement enlevés fin 2016… La sobriété énergétique passe à la fois par du matériel performant et par de nouveaux comportements et de nouvelles habitudes : c’est tout le sens de cette campagne qui vise à montrer, chiffres à l’appui, les sources d’économies potentielles. Sources d’économies valables dans les équipements publics… mais aussi dans nos foyers respectifs . Les éco-gestes sont les mêmes partout, à des échelles différentes. La «  chasse au gaspi  » est ouverte, et on a tous à y gagner !

 

Mars

 

Pedibus

Il est 16h, ce vendredi. Sophie Evain, animatrice périscolaire, et Annie Orticat, agent technique, attendent à l’entrée de l’école maternelle Jacques Prévert. Les écoliers enfilent leurs manteaux et les maîtresses transmettent les informations de la journée, afin que l’animatrice puisse en faire part aux parents qui viendront chercher leurs enfants à l’accueil. Puis le petit groupe chemine vers l’accueil périscolaire du Bois-du-Château, le temps d’une marche de dix minutes. « Attention, les enfants. On s’arrête avant le passage piétons et on regarde attentivement à gauche et à droite s’il n’y pas de voitures à passer  !  » Sophie profite toujours du trajet pour rappeler les consignes de sécurité essentielles aux enfants. « La marche à pied, c’est bon pour la santé ! Le pédibus suscite le dialogue avec les enfants et les rencontres avec les parents d’élèves le long du chemin. C’est un moment convivial », note Samuel Raveleau, animateur référent éducatif de quartier des temps périscolaires. Direction le réfectoire, ensuite, pour un goûter bien mérité. L’accueil périscolaire de ces trois écoles étant mutualisé, les écoliers de Jacques Prévert retrouvent là leurs camarades de l’école élémentaire Bois-du-Château et de l’école maternelle Marcel Pagnol. Dès lundi matin, certains retrouveront le pédibus, mais pour un trajet en sens inverse… de l’accueil périscolaire, pour aller à l’école.

 

Avril

 

Transports en commun

La plupart des aménagements du Triskell devraient être achevés pour l’été. T andis qu’au niveau du parc Gagarine et de la rue de Lanveur les derniers élé- ments de mobilier urbain sont posés, les travaux du carrefour des lycées (secteur Kerjulaude) se poursuivent, avec un peu de retard lié aux intempéries hivernales. Les jeunes peuvent déjà profiter des deux stations de bus désormais implantées face à face, en haut de la rue de Merville. Les espaces publics, embellis et plantés, se dessinent déjà. Le chantier se concentre maintenant sur le carrefour  : le revêtement de sol réalisé, il reste l’aménagement du carrefour à feux (en lieu et place de l’actuel giratoire) dans le but d’assurer une bonne cohabitation des différents modes de déplacement. Ces travaux devraient être menés à leur terme d’ici la fin du mois de juin. Rue de Belgique, les arrêts de bus Keryado Mairie, Liberté, Le Puits, Calvin sont en cours de réfection de façon à être accessibles à tous, confortables et plus sûrs. Leur livraison interviendra au cours des mois d’avril et de mai. En mai également, parallèlement à l’ouverture du nouveau bâtiment voyageurs de la gare, une station de bus va être mise en service sur le site, point central des trois axes du Triskell qui permettra de relier rapidement le centre-ville.

 

Intervention rapide

Une équipe éco-mobile se déplace désormais par triporteur pour l’entretien du mobilier urbain dans le centre-ville. Intervenir le plus rapidement possible sans perturber ni les riverains ni la circulation  : tel est le challenge quotidien des agents municipaux chargés de la rénovation du mobilier urbain. Une corbeille cassée, un potelet tordu, un banc défraîchi… Il faut veiller à la qualité de l’espace public. Il en va de notre qualité de vie, et des campagnes d’entretien sont programmées régulièrement. Pour améliorer les conditions d’intervention et ne pas encombrer l’espace public avec un véhicule de service, une équipe « éco-mobile » est désormais spécialement chargée de l’entretien du mobilier urbain de l’hypercentre, dans un secteur qui compte à lui tout seul plus de 1 500 potelets et quelque 400 corbeilles de ville. L’équipe « roule » en triporteur à assistance électrique, lequel offre une capacité de charge de 100 kg à l’avant, largement de quoi ranger tout le matériel. Fonctionnel et maniable, ce triporteur fabriqué en France est aussi l’occasion pour la Ville de Lorient de « montrer l’exemple », en privilégiant les modes de déplacement respectueux de l’environnement dans l’exercice de ses missions. L’équipe éco-mobile est liée au S.I.V, le service d’intervention de la Ville que chacun peut solliciter via l’application mobile Lorient et moi lorsqu’il remarque une anomalie ou un dysfonctionnement sur l’espace public.

 

Mai

 

Une nouvelle gare

Sa mise en service est calée le 17 mai : pour se repérer une fois sur place et connaître les évolutions à venir, voici tout ce qu’il faut savoir sur la nouvelle gare.
Plusieurs possibilités s’offrent aux voyageurs pour accéder à l’équipement, qui dispose d’une entrée principale côté sud (place François Mitterrand) et d’un accès secondaire côté nord, à
l’emplacement de l’ancienne gare.


À Lorient, plus de la moitié des voyageurs s’organisent déjà pour ne pas prendre la voiture. Piétons et cyclistes peuvent, dès le 9 mai s’ils le souhaitent, emprunter la nouvelle rue depuis le pont d’Oradour (l’abri-vélo reste en service, côté nord). Les usagers du bus, quant à eux, seront déposés juste devant la gare, à la nouvelle station « Gare SNCF ». Les automobilistes, enfin, ont la possibilité de stationner sur le parking de l’ancienne gare, puis d’emprunter la passerelle en bois ou le cheminement piéton provisoire, pour rejoindre l’entrée principale. Les nouveaux stationnements côté sud sont prévus d’ici à 2020, le dépose-minute restera donc à son emplacement actuel jusqu’à cette date. Deuxième option : se garer dans le parking de l’Orientis (290 places). Les 30 premières minutes sont gratuites. Troisième option, pour un stationnement de courte durée : le boulevard Cosmao Dumanoir. Pour les vélos, une station de location, des parkings couverts et sécurisés ainsi que des arceaux (pour un stationnement de courte durée) seront aménagés. Pour les voitures, 500 places de parking sont prévues: dépose-minute, stationnement de longue et courte durées en surface et en sous-sol. Le réaménagement complet de la partie nord est prévu pour 2020, avec un accès secondaire reconfiguré dès le printemps 2018. Venir à la gare Depuis deux ans, la silhouette se dessine, les traits s’affinent. Beaucoup de Lorientais ont pu suivre, de près ou de loin, pièce après pièce, jour après jour, les évolutions du chantier  : le gros-œuvre, la passerelle, le parepluie, la structure en bois et le bardage en béton fibré… Alors que l’inauguration du bâtiment se rapproche, le défi humain et technique est d’ores et déjà relevé  : l’architecture, audacieuse, a tout pour séduire et pour faire de l’équipement une figure de proue du quartier, une porte d’entrée de la ville et une vitrine du territoire. Bientôt, en juillet, la  Ligne à Grande Vitesse mettra Paris à moins de 3 heures de Lorient, la Bretagne Sud élargissant ainsi, de fait, son champ d’attraction. La gare devient aussi le centre névralgique de l’organisation des déplacements (bus, TER, liaisons quotidiennes…) à l’échelle du territoire de Lorient Agglomération. Pour répondre aux enjeux de demain et aux nouveaux besoins (augmentation des flux de voyageurs, offre des modes de déplacement doux, connexions avec le bus…), le pôle d’échanges multimodal continue de prendre forme, avec certains services déjà opérationnels, et d’autres qui le seront d’ici à 2020. L’aménagement du quartier Lorient Odyssée se poursuit lui aussi pour offrir, à l’horizon 2030, 500 nouveaux logements et locaux à vocation économique… Bref, le nouveau bâtiment ferroviaire n’est que le premier acte d’une métamorphose au long cours…

 

Juin

 

Stationnement: la zone bleue étend son périmètre

 

Dans l’hyper-centre, le stationnement en zone bleue s’est étendu début juin, pour une rotation plus rapide des véhicules et une meilleure accessibilité aux commerces. C’était un souhait émis par les associations de commerçants du centre-ville, c’est désormais une réalité : le périmètre de la zone bleue s’étend. Certaines rues de l’hyper-centre (voir plan ci-contre) ne faisaient pas encore l’objet d’une telle réglementation  : un «  trou dans la raquette  » préjudiciable pour les commerçants, leurs clients, les riverains, les automobilistes de passage… Dans le cadre de l’observatoire mis en place en 2016 sur le stationnement en centre ville, une étude menée ces dernières semaines a en effet conduit à deux constats. Tout d’abord, le taux de « voitures ventouses » en stationnement longue durée est important et occasionne des désagréments, notamment pour les commerçants et les riverains. De plus, le secteur connaît un taux de saturation élevé en journée, compliquant ainsi l’accès au centre-ville. Cette zone bleue permettra de développer la rotation des véhicules, l’accessibilité aux commerces, et d’harmoniser la réglementation d’ensemble. Un suivi spécifique effectué durant les six premiers mois permettra de s’assurer du bon fonctionnement de ce dispositif. Toutes ces places en zone bleue restent gratuites, et les riverains disposent de 1 200 places en zone blanche dans un rayon de 200  mètres. Les visiteurs « longue durée », quant à eux, trouveront à proximité des parkings en ouvrage (parking place d’Armes, parking Nayel). Rappelons enfin que le stationnement en zone bleue est limité à 1h30, de 9h à 12h et de 14h à 18h. Celle-ci est indiquée par un marquage blanc au sol avec mention de la durée de stationnement autorisée, ainsi que par un panneau réglementaire rappelant l’amplitude horaire. Les usagers doivent indiquer l’heure d’arrivée sur le disque de stationnement, et le placer de manière à ce qu’il soit visible de l’extérieur.

 

Modes actifs

Charte de la rue lorientaise, plan vélo pocket : ces deux documents, édités en juin, participent à créer les conditions pour un nouveau regard et de nouveaux usages sur l’espace public. Vélo, marche à pied… Les mobilités s’activent ! Marie, non-voyante, Georges, son mari, Jacques et Philippe, en fauteuil roulant, Frédéric, cycliste et conducteur de poids lourds… Tous ont participé au groupe de travail mis en place début 2015. Pendant plusieurs mois, ils se sont régulièrement réunis pour parler déplacements, circulation, partage de la rue, réduction de la vitesse, sécurité et protection des piétons… Bref, tout ce qui peut contribuer à une cohabitation sereine et apaisée de tous les usagers de l’espace public. Tout a commencé avec des premiers ateliers de repérage sur plans. Puis le groupe a sillonné des dizaines de rues. Peut-on aménager cette rue en zone de rencontre ? Comment faire, ici, un double-sens cyclable ? Peut-on imaginer, là, une avancée de trottoir qui offrirait une meilleure visibilité du piéton ? Les questions sont nombreuses, tout est passé au crible. Les agents municipaux notent les propositions, et expliquent les contraintes techniques ou réglementaires qui s’imposent parfois. « On apprend beaucoup de choses, explique Frédéric. On se rend compte que nos besoins ne correspondent pas forcément à ceux des autres usagers. On perçoit les choses avec un autre regard ». Aujourd’hui, environ quatre vingt-dix zones de rencontre ont été recensées pour être aménagées. Une trentaine est d’ores et déjà mise en place : c’est le fruit du travail de repérage effectué, et le résultat du programme de développement défini par la Ville de Lorient sur plusieurs années. Ces zones de rencontre, qui impliquent une totale cohabitation entre tous les usagers, sont particulièrement représentatives du principe de prudence qui a guidé le groupe de travail dans ses activités. C’est aussi cet esprit que l’on retrouve dans la « Charte de la rue lorientaise », élaborée en concertation avec le groupe de travail. Le livret est édité ce mois-ci, et sera disponible dès la signature officielle de la charte de la rue, le 26 juin. Qu’est-ce qu’une zone de rencontre ? Quelle est la différence entre une piste cyclable et une bande cyclable  ? Les cyclistes peuvent-ils circuler sur une aire piétonne  ? Les skateurs doivent-ils rouler sur la chaussée ou sur le trottoir ? Autant de questions que l’on se pose, souvent… toutes les réponses sont dans la charte de la rue lorientaise ! Plan vélo pocket Toujours au chapitre des mobilités, un autre document est d’ores et déjà disponible : le plan vélo pocket, qui se pré- sente sous la forme d’un petit dépliant à glisser, comme son nom l’indique, dans sa poche (disponible également en ligne sur le site de la Ville et sur l’application mobile Lorient et moi). Il indique les continuités cyclables existantes, et s’inspire, pour les présenter, du plan de métro parisien  : lignes, stations, correspondances… on y retrouve, également, tous les équipements situés à proximité. Idéal pour bien se repérer ! Chaque ligne fera par ailleurs l’objet d’un marquage au sol, sur place, et d’une signalétique spécifique. Le plan vélo pocket est la première traduction concrète d’un programme d’actions sur plusieurs années, visant à favoriser les modes de déplacements «  actifs  », comme la marche à pied ou le vélo. Objectif  : la mise en place d’un réseau structurant pour piétons et vélos… le tout coordonné, bien sûr, avec les transports collectifs.

 

Énergie – Des capteurs innovants

Lorient s’est engagée pour cinq ans dans le projet européen Empower, (performance en matière d’efficacité énergétique) pour suivre les consommations avec des capteurs nouvelle génération. Des nouveaux capteurs pour assurer le suivi des consommations énergétiques des bâtiments de taille intermédiaire : c’est le cœur du projet Empower, financé à Lorient par l’Union européenne à hauteur de 200 000 €. Les premiers capteurs, développés par une entreprise du parc de Soye, à Plœmeur, ont été installés à l’école de Kermélo. L’objectif est de mieux comprendre les dépenses énergétiques, pour les optimiser et être plus efficaces  : en analysant les évolutions de consommation selon les usages, et en réinvestissant les économies réalisées dans de nouvelles actions et équipements de réduction des consommations. Empower est un programme partagé avec des collectivités et agences locales de l’énergie de huit autres pays d’Europe  : tous les participants échangent sur leurs résultats et bonnes pratiques pour mieux monter en puissance. Ils se retrouveront tous à Lorient les 6 et 7 septembre pour découvrir nos initiatives en faveur du développement durable.

 

Novembre

Bois, photovoltaïque… Le plein d’énergie

La Ville poursuit les réductions de consommations d’énergie. Elle a plusieurs cordes à son arc écologique : construction de centrales photovoltaïques, installation de chaudières à bois… Innovation, performance, expérimentation. La Ville est à la pointe pour atteindre, à l’horizon 2020, son triple objectif  : 30  % de réduction des émissions à gaz à effet de serre, 30  % de diminution de consommation d’énergie, 50  % d’utilisation d’énergies renouvelables. Elle équipe progressivement ses établissements de chaufferies à bois. Après les écoles de Kerentrech ou de Bois Bissonnet, c’est maintenant au tour de celles de Kermélo et de Nouvelle Ville, d’être équipées depuis la rentrée. Au total, ce sont 12 chaufferies qui intègrent et alimentent le patrimoine communal. Pour maîtriser ses coûts d’électricité, la Ville déploie également des panneaux photovoltaïques sur de nombreux bâtiments municipaux : serres de Kerdroual, écoles Bisson, de Kermélo, de Lanveur et de Keroman, stade du Moustoir, salle culturelle «  La Balise  », maison de la solidarité, multiaccueil Anne Frank. Cette année, grâce aux panneaux solaires installés, la Ville produit ainsi elle-même l’équivalent de 3 % de la consommation de l’électricité de ses bâtiments. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, elle a même initié l’an dernier un recours au financement participatif. L’objectif ? Faire appel à l’épargne de citoyens pour l’installation de panneaux sur les toits de la mairie et sur ceux de l’école de Kersabiec. Depuis peu, le CFA de la Ville de Lorient est aussi équipé : les 200 m² de panneaux ont été posés par un groupe constitué d’élèves et de professeurs de l’établissement ainsi que de citoyens financeurs. Un projet participatif du début à la fin  ! L’autre chantier qui démarrera d’ici quelques jours concerne le site de Kerlétu. Il est question cette fois de créer une ombrière de parking photovoltaïque. Constituée de 600 m² de panneaux, destinée à répondre aux consommations d’énergie de la cuisine centrale et du crématorium, cette centrale se présente comme la plus grosse installation solaire sur le patrimoine municipal lorientais. Cofinancée par le dispositif « Territoires à Energie Positive pour la Croissance Verte », elle devrait permettre en effet de réaliser 10  000  € d’économies d’électricité par an. Des éco-gestes pour la planète La Ville a lancé l’an passé une campagne auprès de ses usagers pour les informer sur la consommation d’énergie des équipements municipaux (gymnases, écoles, stades, centre aquatique…) et les sensibiliser à des éco-gestes simples, écologiques et économiques. Ces infos, qui s’affichent dans chaque équipement, vont faire l’objet d’une mise à jour d’ici la fin de ce mois de novembre. N’hésitez pas à les consulter.