Rapport DD 2015 – Axe 1

Lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère

Actions conduites par la ville de Lorient au titre des 5 finalités du développement durable

>Lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère<

Épanouissement de tous les êtres humains

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations

Préservation de la biodiversité

Dynamique de développement production consommation responsable

Indicateurs de Développement Durable

Émissions de CO2 liées aux consommations totales d’énergie

En 2014, les émissions de CO2 liées aux consommations directes d’énergie des services municipaux ont représenté environ 4600 teqCO2. L’objectif pour 2020 est d’atteindre 4300teqCO2 .

 

Emissions liées:

  • aux consommations d’électricité de l’éclairage public, des bâtiments et des véhicules de la ville (84gCO2/kWh)
  • aux consommations de gaz des bâtiments de la ville (201gCO2/kWh)
  • aux consommations de fioul des bâtiments de la ville (271gCO2/kWh)
  • aux consommations de bois des bâtiments de la ville (0gCO2/kWh)
  • aux consommations de gazole des véhicules municipaux (2.67kgCO2/L)
  • aux consommations de SP95 des véhicules municipaux (2.4kgCO2/L)
  • aux consommations de GPL des véhicules municipaux (1.58kgCO2/L)

Consommations totales d’énergie de la collectivité (hors carburants)

Après une année 2010 exceptionnellement froide (2600 DJU ) puis une année 2011 exceptionellement chaude (1996 DJU), les années 2012 et 2013 ont été parfaitement moyennes (respectivement 2305 et 2330 DJU), avec cependant un printemps très frais en 2013, ce qui a occasionnée des consommations de chauffage supplémentaires. L’année 2014 a, quant à elle, été très clémente (2004 DJU). Les consommations d’énergie sont orientées à la baisse par rapport à l’année 2011 qui était comparable: la tendance de consommation énergétique du patrimoine municipal est orientée à la baisse.

Part des différentes énergies dans la consommation totale d’énergie de la collectivité (hors carburants)

Consommation énergétique du patrimoine bâti par habitant

Consommation de carburant

Consommation totale d’électricité de la ville (bâtiments et éclairage public)

Part d’électricité renouvelable dans les achats d’électricité

Déploiement des énergies renouvelables sur le patrimoine municipal

La carte dynamique est disponible sur le site http://lorient.infini.fr

 

 

 

Actions mises en oeuvre au cours de l’année 2015

Plan Climat Energie Territorial: labellisation Cit’ergie

 

La Ville de Lorient a obtenu le label Cit’ergie et ce, dès sa première tentative. C’est une excellente nouvelle qui vient y récompenser l’engagement commun autour du développement durable.

Sur le total des 405,7 points possibles, Lorient a atteint 245,1 points, soit 60% de son potentiel, ce qui remplit largement les critères de labellisation (50%).

Le processus de labellisation Cit’ergie a été mené de concert avec Lorient agglomération. La Commission Nationale du Label a particulièrement apprécié la belle synergie qui est apparue dans le travail sur le climat de la Ville et de l’Agglomération.

La Commission Nationale du Label, à l’unanimité, a salué le dossier, qui témoigne de la dynamique en place depuis longtemps dans les sujets au coeur de Cit’ergie : les actions sur le patrimoine sont très avancées et intègrent l’optimisation de l’usage des bâtiments (réduction des surfaces, amélioration des usages) et le développement des énergies renouvelables est associé à une dimension locale remarquable (dimensionnement et pause en régie, autoconsommation, projets citoyens…). La ville a bien intégré les ressources que peuvent représenter l’énergie (CEE, vente d’électricité d’origine renouvelable), ce qui lui donne les moyens d’agir. Par ailleurs, Lorient est en évolution permanente et prête à innover, comme en témoigne la volonté politique et technique de développer les smart grids ou l’achat d’électricité renouvelable avec des critères d’additionnalité ; cet état d’esprit est cohérent avec les objectifs que Lorient s’est fixé (3×20 sur le territoire et 3×30 sur le patrimoine), objectifs à la fois ambitieux et réalistes.

L’audit Cit’ergie a permis de valoriser les actions exemplaires menées par la collectivité. Il a également eu le grand intérêt de noter divers axes de progression de la collectivité. Parmi ceux-ci, les principales actions qui seront particulièrement surveillées lors des visites annuelles du conseiller Cit’ergie pour les 4 prochaines années (durée d’attribution du label) seront les suivantes :

– Systématisation de la prise en compte ambitieuse de l’énergie, du climat et de l’environnement dans les opérations d’aménagement (urbanisme et économique),

– Formalisation de la politique de suivi des consommations énergétiques du bâti et d’information des directions « usager »,

– Amélioration de la performance énergétique de l’éclairage publique avec la mise en œuvre du Schéma Directeur d’Aménagement Lumière

– Mise en œuvre d’une politique d’amélioration de la qualité urbaine et de l’attractivité du centre-ville en réinterrogeant la place donnée au stationnement sur voirie,

– Renforcement des modes actifs avec l’élaboration et la mise en œuvre du schéma des modes actifs

– Renforcement de l’implication citoyenne dans la politique énergétique et climatique de la ville,

– Assistance à l’élaboration de projets énergétiques exemplaires portés par des acteurs locaux autres que la Ville.

Avec les actions planifiées, Lorient pourrait s’approcher dans 4 ans de 70%… et pourquoi pas du Gold ?

La direction de la communication interne a publié à l’occasion un numéro hors série du magazine interne « Contact ».
Il est consultable ici.

Mobilité électrique

Après une première borne mise en place en 2014 à Bois du Château, on passe désormais à la vitesse supé­rieure : 28 bornes de recharge seront installées sur le territoire lorientais d’ici à fin 2017. Une mis­sion confiée à Morbihan Énergies, le syndicat départemental d’éner­gies du Morbihan, la Ville de Lorient contribuant financière­ment à hauteur de 10%. Morbihan Énergies porte avec la Région Bretagne le projet de déploiement d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques dans le département. Objectif : 250 bornes de recharge lors des 4 prochaines années, dans le Morbihan. À Lorient, des implantations poten­tielles de bornes ont été repérées par la Ville. Elles présentent l’in­térêt d’être positionnées sur des espaces facilement aménageables et situées à proximité de pôles attractifs, tels que les commerces et équipements en centre-ville, ou proches des zones et parcs d’activités.Une première phase d’installation a démarré cet été, avec une douzaine de bornes de recharge accélérée (pré­voir entre 30 minutes et une heure de charge) implantées entre juillet 2015 et juillet 2016. Quatre bornes seront installées à partir de juillet, notamment sur le boulevard géné­ral Leclerc. toutes les informations sur la localisation, la puissance ou l’accessibilité des bornes de recharge sont disponibles sur le site de Morbihan Energies.

Schéma Directeur d’Aménagement Lumière

Avec les ateliers « Éclairage public » organisés en 2015, les Lorientais ont été conviés à étudier, avec les élus et les services municipaux, les possibi­lités concrètes d’aménagements, quartier par quartier. Niveaux lumineux, couleur des sources, hauteurs d’éclairage…, chaque détail compte ! De la préserva­tion de la biodiversité nocturne à la mise en valeur du patrimoine, petit tour d’horizon des princi­paux enjeux.

Préserver la biodiversité nocturne

La faune nocturne est particu­lièrement sensible à la pollution lumineuse issue de l’éclairage public. La Ville de Lorient mène plusieurs actions pour proté­ger cette biodiversité, comme l’extinction des 145 points lumineux sur la desserte por­tuaire. Le schéma directeur d’aménagement lumière (Sdal), document-clé pour la gestion de l’éclairage public, recommande d’instituer une « trame noire » dans la ville : une périphérie obs­cure qui implique un traitement lumineux minutieux des franges et lisières des zones photosen­sibles. C’est le cas, par exemple, dans le secteur de la Cardonnière. Pas très loin de là, de vieux boise­ments abritent une faune riche…

Favoriser les économies d’énergie

Les 9 000 points lumineux de la ville représentent aujourd’hui près de 15 % de la consomma­tion d’énergie de la Ville et 23 % de la facture énergétique totale. La Ville doit s’équiper de nou­veaux outils pour améliorer les performances énergétiques, et généraliser certaines pra­tiques. L’éclairage gradué, déjà largement présent à Lorient, se développe encore. Avenue Marienne, le niveau de lumino­sité s’adapte suivant les heures. Même principe rue Lefort, avec en plus, des panneaux solaires photovoltaïques qui fournissent l’énergie nécessaire à l’éclairage.

Moderniser les mobiliers d’éclairage

Une bonne partie des lanternes ont plus de 20 ans, et les mâts d’éclairage ont souvent une tren­taine d’années. La mise en oeuvre du Sdal est l’occasion de moder­niser les mobiliers d’éclairage, en concertation avec les habitants.

Développer une identité nocturne

Les économies d’énergie peuvent parfaitement se conjuguer avec la mise en oeuvre d’ambiances lumineuses de qualité dans les quartiers. L’éclairage revêt une dimension esthétique, comme sur les rives du Scorff, nimbées d’une douce lumière blanche… Les abords des jardins de l’île de Man sont également mis en valeur, tout comme les nouvelles stations du Triskell, équipées de projecteurs blancs pour le cheminement, et bleus pour signaler les entrées. En tout, sept ambiances ont été définies dans la ville afin d’harmoniser la ges­tion de l’éclairage, aussi bien en termes de mobilier urbain que de luminosité.

Mettre en valeur le patrimoine

Il s’agit, là encore, de généraliser certaines pratiques de valorisa­tion du patrimoine. Aujourd’hui, place Aristide Briand, des lignes de leds rouges filent à travers la place et se poursuivent à la verticale sur les façades des immeubles, côté Nayel. À l’en­trée de la rue du Couëdic, la façade années 30 est flashée par des projecteurs à découpes. Le Sdal intègre la mise en valeur nocturne du patrimoine, comme l’hôtel Gabriel ou la place d’Armes.

Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV)

En septembre 2014, l’Etat lançait l’appel à projets TEPCV pour encourager et mettre en valeur le développement d’actions concrètes contribuant à atténuer les effets du changement climatique et à favoriser la réduction des besoins d’énergie, le développement des énergies renouvelables locales et l’implantation de filières vertes. Parmi les lauréats, 6 projets de territoire bretons « à énergie positive pour la croissance verte » ont été sélectionnés, dont BIEN LA : La Boucle Innovante Energétique de Lorient Agglomération. Lorient et Lorient Agglomération se sont ainsi vu attribuer chacune 250 000€ au titre d’une première tranche de financements, que Lorient a affecté à son Schéma Directeur d’Aménagement Lumière.

Zones de rencontre

Concilier la circulation des piétons, des cyclistes et des automobilistes : une priorité afin de sécuriser les trajets de tous. À vous la parole sur les aménagements de voirie à créer pour mieux se déplacer ensemble.

Lorient est l’une des premières villes françaises à avoir privilé­gié les zones 30. En limitant la vitesse automobile à 30 km/h, elle a permis d’apaiser les relations entre tous les usagers avec des déplace­ments plus sûrs et agréables.

Pour favoriser encore davantage les modes doux de déplacement, la ville des « quartiers tranquilles » souhaite aujourd’hui généraliser les double-sens cyclables dans les voies à sens unique. Elle réfléchit aussi à créer de nouvelles zones de rencontres : dans ces espaces, les automobilistes ne doivent pas dépasser 20 km/h, les vélos peuvent circuler dans les deux sens mais le piéton est prioritaire sur les autres usagers.

Afin d’étudier les modifications de voirie à prévoir, la Ville a mis en place des groupes de travail dans lesquels les habitants ont la parole. Il s’agit de réfléchir au type d’aménagement possible

Pose de panneaux solaires photovoltaïques et thermiques

pose de panneaux solaires thermiques ecole de lanveur kerjulaude

Une nouvelle installation a été mise en service en 2015: l’école Lanveur. Cette installation comporte 6m² de panneaux solaires thermiques qui produisent de l’eau chaude sanitaire pour la cantine et les machines à laver de l’école maternelle, ainsi que 90m² de panneaux solaires photovoltaïques destinés à alimenter en autoconsommation l’ensemble du groupe scolaire.

Les panneaux solaires thermiques ont été construits et posés par les services techniques de la ville de Lorient en lien avec l’entreprise Aezeo, installée à Ploemeur, qui a également accompagné la pose de ces panneaux.

Le groupe scolaire Lanveur-Kerjulaude rejoindra en 2016 les 10 autres bâtiments municipaux alimentés en électricité « Haute Valeur Environnementale »

Des études ont été engagées pour implanter une grosse centrale solaire sur l’école de Keroman. Les travaux auront lieu en 2016.

Chaudières bois

Des études ont été engagées pour implanter une chaudière au bois déchiqueté à l’école maternelle Kerentrech. Les travaux auront lieu en 2016.

Achat d’électricité à haute valeur environnementale

La Ville a signé un contrat de fourniture d’électricité « verte » avec la coopérative Enercoop. Un choix qui confirme son engagement en faveur des énergies durables. Comme un particulier soutient une filière avec le commerce équitable, une ville peut s’engager en faveur des énergies durables. Depuis que les collectivités sont autorisées à sortir des tarifs régulés (2004), Lorient a sauté le pas, malgré la complexité du dossier de commande, et fait aujourd’hui figure de pionnière. Son expertise est souvent sollicitée par les villes françaises, qui se pressent de s’y mettre puisqu’en 2016, elles ne pourront plus passer de contrats à prix réglementés. À Lorient, depuis 2011, 50 % de l’électricité est d’origine « verte » (en l’absence d’identification à la prise, le fournisseur garantit au client, par des certificats, qu’une partie de l’électricité est produite à partir d’énergie renouvelable : solaire, éolien, hydraulique et bio-gaz). Aujourd’hui, Lorient a décidé d’aller plus loin, en établissant un contrat d’un an (2015) avec des clauses plus exigeantes. Une énergie renouvelable, issue de petites installations, récentes, avec une faible empreinte écologique et, surtout, la prise en compte du « pacte électrique breton », cet accord mis en place pour assurer l’avenir énergétique de notre région aujourd’hui très dépendante. Par ce marché d’électricité à haute valeur environnementale, Lorient devient la première grande ville française à jouer le jeu. Elle contribue au développement économique local en devenant le plus gros client d’Enercoop Bretagne. La coopérative, qui rassemble l’énergie produite en éolien et photovoltaïque par de petits producteurs locaux, injectera sur le réseau l’équivalent de la consommation de dix bâtiments choisis par la Ville (écoles et crèches de Bois Bissonnet, Kermélo, Keroman, Elsa Triolet, Bouvet, Jean-Paul Sartre, Kerentrech, gymnases Marie Le Franc, Nouvelle Ville, et serres de Kerdroual). Pour seulement 0,18 € du kWh , ce qui ne fera pas augmenter la facture de ces bâtiments. Enercoop assurera en plus une animation auprès des usagers pour réduire les consommations d’énergie.

Protection de l’atmosphère: mise au norme des fours du crématorium

Un important chantier de mise aux normes des fours du crematorium a eu lieu. Les deux fours ont été renouvelés et un système de filtration des fumées a été installé, dans le cadre d’un chantier d’une grande technicité qui n’a pas occasionné d’interruption de ce service essentiel.

Construction et rénovation de bâtiments municipaux

Objectifs: développer le recours à des énergies renouvelables, limiter les consommations d’énergie tout en améliorant le confort des usagers.