Développement durable


Depuis les premières théories économiques, au XVIIème siècle, il a été considéré qu’il y avait une relation entre les enjeux sociaux et l’économie. Ce n’est que dans la deuxième partie du XXème siècle, après notamment le premier choc pétrolier, que des philosophes, scientifiques, économistes, ont intégré l’environnement dans la réflexion : la société et l’économie prélèvent des ressources dans l’environnement et y rejettent de la pollution. La croissance démographique et économique infinie dans un monde fini a été démontrée impossible dans l’ouvrage « les limites de la croissance », paru en 1972. Si la croissance économique perpétuelle doit, à relativement court terme, devenir un simple souvenir, comment, dans ce cadre, organiser un avenir économique, politique, social, qui soit désirable ?. Le Rapport Brundtland, officiellement intitulé Notre avenir à tous (Our Common Future), tente de répondre à cette question. Ce rapport est une publication rédigée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des Nations unies, présidée par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. Utilisé comme base au Sommet de la Terre de 1992, le rapport a popularisé l’expression de « développement durable » et a notamment apporté la définition communément admise du concept :

« Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
Le sommet de la Terre, à Rio, en 1992, a été marquée par l’adoption d’un texte fondateur de 27 principes, intitulé « Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement » qui précise la notion de développement durable :
« Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature. » (principe 1), « Pour parvenir à un développement durable, la protection de l’environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considéré isolément.(principe 4) »

Parallèlement, depuis 1988, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme sur les évolutions climatiques provoquées par les émissions de gaz à effet de serre, liées à la combustion d’énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) par les sociétés humaines. Le protocole de Kyoto, signé en 1997, prévoit une petite baisse des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2012… mais l’objectif des scientifiques est de diviser par 4 ces émissions, d’ici 2050, ce qui représente un défi colossal.