Consultations sur l’eau

       Nitrates

La région Bretagne est classée en totalité en « zone vulnérable » vis-à-vis du paramètre « nitrates » depuis 1994. Des politiques publiques spécifiques ont été mises en œuvre. Six générations de programmes d’actions se sont succédées. Ces programmes d’actions, révisés tous les 4 ans, ont instauré un ensemble de mesures visant à retrouver une meilleure qualité des eaux superficielles et souterraines dans les secteurs où cette qualité s’était dégradée.

Selon l’état des lieux du bassin réalisé dans le cadre de la directive-cadre sur l’eau en prévision du 3e cycle (période 2022-2027), les apports de nitrates continuent localement à déclasser de vastes masses d’eau souterraines et restent une cause majeure de dégradation des masses d’eau littorales.

Actuellement, toutes les régions françaises travaillent sur l’élaboration d’un 7ème Programme d’Actions Régional (PAR7), qui s’appliquera sur la période 2022-2026. En Bretagne, ce nouveau programme est l’objet de la présente concertation préalable, placée sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) et organisée par les services de l’État, du 27 octobre au 10 décembre 2021.

https://purpoz.com/consultation/programme-dactions-regional-nitrates-concertation-prealable/presentation/presentation

Plans d’actions

Du 1er mars au 1er septembre 2021, une consultation publique est organisée sur les prochains plans d’actions du bassin Loire-Bretagne pour l’eau et les inondations.

L’eau est partout dans notre quotidien : santé, loisirs, économie… Elle est essentielle à la vie, mais peut aussi être à l’origine de problèmes, par exemple lors d’inondations. Pour que l’eau puisse satisfaire l’ensemble de nos usages et les besoins propres des milieux aquatiques (rivières, plans d’eau, lacs, littoraux…) et pour réduire notre vulnérabilité aux inondations, il nous faut gérer cette ressource de façon durable et équilibrée. Ces enjeux sont vitaux car nous devons adapter nos territoires au dérèglement climatique et enrayer la disparition de la biodiversité.

Pour y répondre, le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) et le plan de gestion des risques d’inondation (PGRI) tracent sur notre bassin les politiques publiques pour l’eau et les risques d’inondation. Ces documents sont en cours d’élaboration, ils seront adoptés début 2022 et mis en œuvre pour les années 2022 à 2027

Le Sdage détermine les objectifs à atteindre en termes de qualité de l’eau et des milieux aquatiques, de quantité d’eau et d’organisation collective. Le PGRI est élaboré par l’État et donne les objectifs de prévention des risques d’inondation, de protection des personnes et des biens et de gestion de la crise.

Ces projets répondent aux problématiques propres au bassin Loire-Bretagne, qui s’étend des sources de la Loire et de l’Allier jusqu’à la pointe du Finistère. Après consultation, ils seront adoptés et mis en œuvre de 2022 à 2027. Ils s’imposeront à toutes les décisions publiques concernant les domaines de l’eau et de l’aménagement. Pour répondre au questionnaire en ligne, rendez-vous sur le site sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr.

secteurs d’information sur les sols (SIS)

L’État élabore des Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) comprenant les terrains où la connaissance de la pollution des sols justifie, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et la mise en place de mesures de gestion de la pollution pour préserver la sécurité, la santé ou la salubrité publique et l’environnement.

La diffusion de fiches des secteurs d’information sur les sols (SIS) vise, entre autre, à limiter l’étalement urbain et à favoriser la réutilisation des sols pollues, notamment en zone urbaine.
L’objectif est d’informer le public, et les maîtres d’ouvrage, de la présence d’un sol pollué et de prendre en compte cet état en amont de tout projet d’aménagement.

Exemple de contamination possible par des produits du jardin:

Diagnostic environnemental des écoles

Diagnostic environnemental des écoles primaires

 

Les bâtiments accueillant les enfants, situés à proximité immédiate d’anciens sites industriels, font l’objet une démarche de diagnostics environnementaux, afin de réduire des éventuelles expositions aux substances polluantes.

Ils sont classés en 3 catégories :

– Catégorie A : les sols de l’établissement ne posent pas de problème.
– Catégorie B : les aménagements et les usages actuels permettent de protéger les personnes des expositions aux pollutions, que les pollutions soient potentielles ou avérées. Des modalités de gestion de l’information doivent cependant être mises en place pour expliquer ce qui doit être fait si les aménagements ou les usages des lieux venaient à être modifiés.
– Catégorie C : les diagnostics ont montré la présence de pollutions qui nécessitent la mise en œuvre de mesures techniques de gestion, voire la mise en œuvre de mesures sanitaires.

 

Les établissements scolaires de la Ville de Lorient concernés étaient Nouvelle Ville et Bisson.

 

Le groupe scolaire Nouvelle Ville :

– l’école maternelle Nouvelle Ville (ETS n°0560428L) est classée en catégorie A : « les sols de l’établissement ne posent pas de problème. Lien vers la synthèse Maternelle

– l’école élémentaire Nouvelle Ville (ETS n°0561565X) est classée en catégorie A : « les sols de l’établissement ne posent pas de problème.  Lien vers la synthèse Elémentaire

 

 

Le groupe scolaire Bisson est classé en B.

Les investigations menées permettent de conclure que la qualité de l’air intérieur dans l’établissement ne pose pas de problème pour ses usagers dans sa configuration actuelle. Toutefois, dans l’hypothèse d’une dégradation de la dalle du rez-de-chaussée des bâtiments de l’établissement (perforation ou démantèlement lors de travaux d’aménagements) et d’une mauvaise ventilation du vide sanitaire, qui n’assureraient alors plus leurs rôles protecteurs, la qualité de l’air intérieur pourrait se dégrader ce qui nécessite  le maintien en bon état de cette dalle et la bonne ventilation du vide sanitaire.

Lien vers la synthèse Elémentaire

Lien vers la synthèse Maternelle

 

Informations complémentaires

Démarche « Établissements Sensibles »

  • Rappel des objectifs des diagnostics de sols , Version 1.
  • Film de 10 minutes de présentation générale de la démarche de diagnostic des sols dans les lieux accueillant les enfants et les adolescents.
  • plaquette d’information  Version 1.
  • liste de questions-réponses Version 1.

Liste nationale des établissements concernés

Association Robin des Bois

Envoyé spécial (France 2)  Nos écoles empoisonnées – 11 janvier 2018

Projet de cartographie du bruit CENSE

Projet CENSE (ici)- Caractérisation des environnements sonores urbains (article mis à jour au 26.11.2021)

A travers le développement de capteurs à bas coût, il semble aujourd’hui possible d’envisager une nouvelle génération d’outils de prévision du bruit, basée sur la mesure et sur la modélisation numérique. Ainsi, le projet CENSE, soutenu par l’ANR (appel à projet ANR-16-CE22), vise à établir une nouvelle méthodologie d’évaluation des environnements sonores, par une approche globale associant données libres, mesures et modélisations.

Le projet CENSE a été labellisé « Action Santé Environnement du PRSE3 de Bretagne » pour la durée de l’action.

Présentation vidéo

1) Origine du projet
Selon l’OMS, le bruit est la deuxième cause de morbidité, derrière la pollution atmosphérique, parmi les facteurs de risques environnementaux en Europe (réf rapport sur l’environnement en France – 2014).
La réglementation impose de produire des cartes de bruit. Elles sont basées sur la modélisation numérique qui calcule les nuisances sonores à partir des sources de bruit connues, mais les modèles sont souvent éloignés de la réalité et les sources de bruit mal répertoriées.
De plus les cartes de bruit ne tiennent compte que de critères physiques pour caractériser les nuisances. Ce n’est pas parce qu’un bruit est fort qu’il est automatiquement gênant. La perception humaine des nuisances sonores est complexe, à l’exemple du bruit insupportable de la goutte d’eau dans le lavabo ou de la moto qui va réveiller tout un quartier.

le projet CENSE a consisté à produire des cartes de bruit représentatives de sa perception. La technologie mise en place intègre la modélisation des données afin d’aller au-delà de la seule prise en compte de critères physique du bruit.

D’autres domaines comme la météo utilisent des approches qui fusionnent modèles et mesures. La nouveauté est d’appliquer ces approches dites d’assimilation de données à l’acoustique environnementale, ce qui n’existe pas aujourd’hui de manière opérationnelle. Il s’agit d’un sujet de développement dans le cadre plus large des « smart cities »

Journée d’échange « Données de la transition énergétique et écologique » Lorient, 17 sept 2019

2) Méthode proposée

– un réseau de capteurs de bruit installés sur le réseau d’éclairage public;
– un questionnaire envoyé aux résidents sur le lien ambiance extérieure / gêne sonore ;
– des enregistrements sonores réalisés par des piétons volontaires, pour mieux comprendre comment les passants apprécient les ambiances sonores au cours de leurs déplacements. Ce dernier point n’a pu être réalisé de part la crise sanitaire.

3) Les capteurs
Les données sont récoltées par un réseau de capteurs installés sur le réseau d’éclairage, qui est la colonne vertébrale du réseau de mesure du bruit: il alimente en énergie les capteurs installés directement sur les lampadaires, il sert aussi de relais de communication pour des capteurs sonores connectés en hertzien. L’utilisation de la transmission sans fil permet de distribuer de façon plus dense le réseau de capteurs sonores sur la ville.

Les données sont consultables sur le site https://rumeur-lorient.bruitparif.fr/levels

L’indice Harmonica

L’application HARMONICA rend les informations sur le bruit compréhensible par des non-initiés, en s’affranchissant des termes techniques. L’indice HARMONICA est compris entre 0 et 10, et proches du ressenti des populations. Plus la note est élevée et plus l’environnement sonore est dégradé. La représentation graphique de l’indice Harmonica comprend deux formes associées :

·     le rectangle représente le bruit de fond ;

·     le triangle représente les événements qui émergent du bruit de fond.

La couleur de l’indice (vert/orange/rouge) tient compte des périodes de la journée (diurne/nocturne) car la sensibilité au bruit la nuit est accrue : • vert lorsque l’indice est inférieur à 4 le jour ou à 3 la nuit : respect des objectifs de qualité de l’OMS (50 dB(A) en moyenne de jour, niveau à partir duquel l’OMS considère que le bruit est susceptible d’entraîner une gêne modérée, et 45 dB(A) en moyenne la nuit, niveau à partir duquel l’OMS considère que le bruit extérieur est susceptible de générer des perturbations du sommeil) ; • Orange lorsque l’indice se situe dans la plage 4 à 8 le jour ou 3 à 7 la nuit ; • rouge lorsque l’indice est supérieur ou égal à 8 le jour ou à 7 la nuit : des indices de 8 le jour ou de 7 la nuit peuvent être obtenus en présence de bruits constants de niveaux respectifs de 70 dB(A) et 65 dB(A)

En 2020, le bruit mesuré par les capteurs lorientais (https://rumeur-lorient.bruitparif.fr/main  ) est consultable sous diverses représentations. Exemple de lecture du bruit sur le capteur de la place de la poterie, près du Scorff, en données brutes et la traduction en indice harmonica.

Evolution en 2020 à Lorient

La baisse des activités et mobilités humaines due au confinement pendant la pandémie de Covid-19, appelée aussi anthropause, s’est traduite lors du 1er confinement par une diminution d’environ 6 dB(A) entre janvier et avril, ce qui correspond à une diminution de 75% des émissions sonores liées à la circulation routière.

4) Questionnaire

Les résultats ont été présentés le mardi 2 juillet 2019 à 18h00 salle A02 cité Allende

5) Durée et budget

Le projet a débuté en 2017 et se termine le 31 mars 2022. Une première phase était nécessaire pour, notamment, développer les capteurs et le traitement du signal intégré, déployer un réseau, effectuer des mesures sur une longue période et affiner les modèles d’interprétation.
Le montant prévisionnel des dépenses est de 3 294 877,80 € HT, réparti entre les partenaires, sans participation de la Ville.

Suite à cette expérimentation, des mesures de bruit pourraient être réalisées, sous d’autres formes, avec des technologies différentes, et un périmètre géographique élargi.

6) Rôle de la Ville
Lorient a une longue histoire d’actions innovantes en matière de préservation de l’environnement.
Concernant l’environnement sonore en particulier, un travail a été réalisé de longue date, de médiation autour de la vie nocturne, avec l’adoption d’une charte de la vie nocturne en 2011. La limitation des vitesses sur 90% de la voirie à 30km/h depuis 2007 contribue également à l’amélioration de l’environnement sonore.

La ville a établi un schéma directeur des modes actifs et s’engage résolument dans la mise en œuvre d’outils permettant de faire émerger la ville intelligente. La ville a mis ainsi à disposition, dans le cadre du projet ANR CENSE, son mobilier urbain et son expertise afin de créer un terrain d’expérimentation (accueil du dispositif expérimental sur son territoire –réseau de capteurs–, fourniture de données nécessaires à la réalisation du projet –données de trafic, données topographiques, données « bruit », informations SIG).

Articles de presse:  Ouest-France

Le Télégramme Vidéo     Le Télégramme PDF

Pour aller plus loin:
Coût social des pollutions sonores

Guide bruit santé

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Règlementation sur le bruit à Lorient sur https://www.lorient.bzh/bruit/