Projet de cartographie du bruit CENSE

Mesure, modélisation et cartographie du bruit – Projet CENSE

Présentation vidéo

1) Origine du projet Selon l’OMS, le bruit est la deuxième cause de morbidité, derrière la pollution atmosphérique, parmi les facteurs de risques environnementaux en Europe (réf rapport sur l’environnement en France – 2014). La réglementation impose de produire des cartes de bruit. Elles sont basées sur la modélisation numérique qui calcule les nuisances sonores à partir des sources de bruit connues, mais les modèles sont souvent éloignés de la réalité et les sources de bruit mal répertoriées. De plus les cartes de bruit ne tiennent compte que de critères physiques pour caractériser les nuisances. Ce n’est pas parce qu’un bruit est fort qu’il est automatiquement gênant. La perception humaine des nuisances sonores est complexe, à l’exemple du bruit insupportable de la goutte d’eau dans le lavabo ou de la moto qui va réveiller tout un quartier.

le projet CENSE consiste à produire des cartes de bruit représentatives de sa perception, par une approche globale associant données libres, mesures et modélisations. La technologie mise en place intégre la modélisation des données afin d’aller au-delà de la seule prise en compte de critères physique du bruit.

D’autres domaines comme la météo utilisent des approches qui fusionnent modèles et mesures. La nouveauté est d’appliquer ces approches dites d’assimilation de données à l’acoustique environnementale, ce qui n’existe pas aujourd’hui de manière opérationnelle. Il s’agit d’un sujet de développement dans le cadre plus large des « smart cities »

2) Méthode proposée Les données seront récoltées par un réseau de capteurs installés sur le réseau d’éclairage, qui sera la colonne vertébrale du réseau de mesure du bruit : il en sera le canal principal de communication, il alimentera en énergie les capteurs installés directement sur les lampadaires,

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Compteurs communicants Linky

Enedis, ex ERDF, procède actuellement à l’installation des compteurs Linky, dans des parties communes d’immeubles ou au domicile de particuliers. Les compteurs Linky sont actionnés et questionnés à distance, sans relevé d’un technicien sur place. Ce principe permet de facturer la consommation réelle, à partir d’informations transmises quotidiennement.

Les questionnements qui nous remontent portent notamment sur: 

l’utilisation des données transmises : Le gestionnaire du réseau de distribution collecte par défaut les données de consommation globale du foyer sur une journée, pour permettre à l’usager de consulter gratuitement l’historique de ses consommations.

Les données de consommation détaillée, horaires et/ou à la demi-heure, peuvent révéler de nombreuses informations relatives à la vie privée,  heures de lever et de coucher, périodes d’absence ou nombre d’occupants du logement. La transmission de ces données à des sociétés tierces (par exemple des fournisseurs d’énergie) ne peut intervenir qu’avec l’accord de l’abonné (lien CNIL).

l’intensité des rayonnements électromagnétiques:

L’expertise relative à l’évaluation de l’exposition de la population aux champs électromagnétiques a été confiée à un comité d’experts spécialisé (CES). Dans sa conclusion (rapport Anses 07-06-2017), le CES note un trafic de trames de communication Linky plus important que celui initialement annoncé, sans que les niveaux de champ électromagnétique soient plus élevés. Le CES recommande d’étudier la possibilité d’installer des filtres, pour les personnes qui le souhaiteraient, permettant d’éviter la propagation des signaux CPL à l’intérieur des logements.

Les Maires, alertés par les usagers qui s’opposent au changement de leur compteur, ne sont pas compétents pour intervenir sur le dossier.  Voir la circulaire préfectorale du 28 avril 2016.

Morbihan Energie a été consulté afin de solliciter l’expertise d’Enedis sur la possibilité de proposer, aux usagers qui le souhaiteraient, d’équiper leurs compteurs

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